
On désire tous devenir grand et adulte. Le temps passe. Et si seulement on pouvait le regarder passer, tracer son chemin et ne pas passer avec lui. Mais il nous pousse avec lui. Mais moi je ne veux plus.
Je veux retourner à l’époque où mon seul souci était de savoir avec qui j’allais jouer, à quoi, combien de temps et où.
Où je me mettais en boule dans mon lit, et m’y faufilais et cherchais la sortie quand je commençais doucement à suffoquer sous la chaleur des draps.
Où le simple fait de dire ‘pipi’ ou ‘caca’ était considéré comme une sorte de rébellion et qu’on se sentait grand - et gêné en même temps, quand on le disait.
Où on passait nos vies à courir et à échapper au ‘loup’ qui nous courrait derrière, et qui nous glaçait, nous figeait, nous transformait lorsqu’il nous touchait.
Où je compatissais devant ‘Courage le chien Froussard’.
Où la plus importante de mes décisions était de savoir quel crayon j’allais prendre.
Ouais. C’était bien :) ! Tout était hier.
Et maintenant ? On s’accroche. Qui vivra, verra. Pas vrai ?
Atoms for Peace
No more going to the dark side with your flying saucer eyes
No more falling down a wormhole that I have to pull you out
The wriggling, squiggling worm inside
Devours from the inside out
No more talk about the old days
It’s time for something great
I WANT YOU TO GET OUT
AND MAKE IT WORK
So many lies
So many lies
So many lies
So feel the love come off of them
And take me in your arms
Peel all of your layers off
I want to eat your artichoke heart




